2026-11-03 10:18:44 | Source:French.news.cn 2026-11-01
DÉCISION DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS SUR LES QUESTIONS D’INTÉRÊT MAJEUR RELATIVES
À LA POURSUITE INLASSABLE DE L’AUTOGOUVERNANCE INTÉGRALE DU PARTI AVEC RIGUEUR
(Adoptée le 29 octobre 2026 par le 5e plénum du XXe Comité central du Parti communiste chinois)
Ayant passé en revue les grandes réalisations obtenues dans l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur sous la nouvelle ère et en ayant tiré les inestimables leçons, le 5e plénum du XXe Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a analysé la situation et les tâches présentes et futures concernant le contrôle, la gouvernance, le développement et le renforcement du Parti. Sur cette base, le Plénum a adopté une décision sur les questions d’intérêt majeur relatives à la poursuite inlassable de l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur.
I. Poursuivre inlassablement l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur : importance, urgence et exigences générales
I) Le PCC est né pour le peuple et a grandi grâce à lui : il a vu le jour au moment où la nation chinoise était en péril et s’est développé dans un processus historique de lutte pour réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. En unissant et conduisant le peuple chinois multiethnique, le Parti a remporté de grands succès dans la révolution de démocratie nouvelle, la révolution et l’édification socialistes, la réforme, l’ouverture et la modernisation socialiste, ainsi que dans la construction du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Il a écrit l’épopée la plus sublime de l’histoire plusieurs fois millénaire de la nation chinoise, et donné au monde l’image d’un parti marxiste ferme, déterminé, vigoureux et plein d’assurance.
Si le PCC a réussi à voler de victoire en victoire, c’est parce qu’il est animé du noble idéal du communisme, voué à la cause grandiose de la nation chinoise, et fidèle à son objectif d’œuvrer au bonheur du peuple chinois et au renouveau de la nation chinoise ; qu’il a attaché la plus grande importance à son autocontrôle et à son autogouvernance dans toutes les périodes historiques ; qu’il a toujours eu le courage de défendre la vérité et de corriger ses erreurs ; qu’il a su gagner des forces en réglant ses problèmes par lui-même et avec le soutien du peuple ; et qu’il est ainsi devenu la puissante force directrice de la cause du Parti et du peuple. Considérée successivement comme la « grande œuvre » et la « grande et nouvelle œuvre » durant la révolution, l’édification du socialisme et la réforme, l’édification du Parti a connu de nouveaux progrès à partir du XVIIIe Congrès, devenant la « grande et nouvelle œuvre d’édification du Parti sous la nouvelle ère ». Ainsi a été trouvée une double solution pour échapper aux cycles de l’ordre et du désordre, de la grandeur et de la décadence qui scandent l’histoire : « permettre au peuple de surveiller le gouvernement » et « pratiquer l’autorévolution ». Il s’agit là d’une innovation unique du PCC, digne d’entrer dans les annales de l’édification des partis marxistes.
II) Depuis le XVIIIe Congrès du Parti, le Comité central rassemblé autour du camarade Xi Jinping a fait preuve d’un immense courage politique et d’un sens aigu des responsabilités face à une situation déplorable : la direction du Parti s’était affaiblie, brouillée et diluée ; son autogouvernance s’était relâchée, devenant inefficace et molle ; les problèmes qui affectaient le Parti avaient atteint des proportions alarmantes. Le Comité central a affiché une volonté inébranlable de gouverner le Parti avec la plus grande rigueur sur tous les plans, « pointant le couteau vers son propre sein » et s’imposant une loi d’airain pour rétablir l’ordre. Il a résolu l’un après l’autre les problèmes graves dont il souffrait, inversé radicalement la situation de complaisance, de relâchement et de mollesse dans l’autogouvernance du Parti, mis fin aux tendances malsaines persistantes que l’on n’avait pas su éradiquer auparavant, corrigé des maux graves et invétérés, et éliminé les risques graves qui existaient au sein du Parti, de l’État et de l’armée. Grâce à ces combats révolutionnaires, le Parti est devenu plus déterminé et plus vigoureux. La direction du Parti sur tous les plans et la direction centralisée et unifiée du Comité central se sont nettement renforcées ; la cohésion et l’unité du Parti ont été mieux préservées ; jamais le Parti, l’armée et le peuple n’ont été aussi unis. La sinisation et l’actualisation du marxisme ont fait un grand pas en avant ; le Parti est doté d’une meilleure armature théorique ; le niveau de tout le Parti en matière de marxisme s’est élevé. La ligne organisationnelle du Parti sous la nouvelle ère a été appliquée avec énergie ; les fonctions des organisations du Parti à tous les niveaux se sont renforcées globalement, et les membres du Parti, surtout ses cadres (ci-après « membres et cadres »), ont vu leur qualité progresser ; les atouts du Parti sur le plan organisationnel se sont pleinement fait sentir. Les « huit recommandations » de la direction centrale ont fait autorité, et les actions visant à lutter contre les « quatre vices » et à faire régner de bonnes mœurs ont gagné en profondeur, de sorte que l’atmosphère du Parti, de l’Administration et de la société a pris un aspect entièrement neuf. L’édification du Parti dans le domaine de la discipline a avancé à pas assurés ; la discipline et les règles de conduite sont devenues plus rigoureuses ; leur rôle éducatif, restrictif, préventif et incitatif s’est accru jour après jour. La lutte contre la corruption a été menée avec une intensité sans précédent et a conduit à des résultats évidents, ouvrant une voie de lutte anticorruption à la chinoise. L’appareil réglementaire et institutionnel a fonctionné de mieux en mieux ; l’autorité des règlements et leur application ont été renforcées ; le caractère scientifique, réglementaire et normalisé du contrôle et de la gouvernance du Parti s’est accentué visiblement. Les organisations du Parti à tous les niveaux ont un sens plus aigu de la gouvernance du Parti et n’hésitent pas à assumer leurs responsabilités, menant des actions concrètes et efficaces, si bien qu’il s’est établi une forte synergie au sein du Parti caractérisée par l’interaction entre les échelons supérieurs et inférieurs, et une coopération étroite entre tous. La gouvernance intégralement rigoureuse au sein du Parti dans la nouvelle ère a ouvert de nouveaux horizons à l’autorévolution de notre parti centenaire, et permis à la cause du Parti et de l’État d’enregistrer des succès et transformations historiques. Le Parti et le peuple ont désormais saisi l’initiative pour réussir à accroître la puissance du Parti et de l’État.
La nouvelle ère nous aura vus obtenir de grands succès dans le contrôle, la gouvernance, le développement et le renforcement du Parti, et de nouvelles perspectives se sont ouvertes à la cause du socialisme à la chinoise. Ces résultats remarquables, nous les devons avant tout au rôle directeur du Comité central rassemblé autour du camarade Xi Jinping et aux lumières de la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. La confirmation de la position centrale du camarade Xi Jinping dans le Comité central comme au sein du Parti et la confirmation du rôle directeur de la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère sont un acquis politique majeur du Parti obtenu dans la nouvelle ère, et revêtent une importance décisive pour le développement de la cause du Parti et de l’État dans la nouvelle ère et la promotion du grand renouveau de la nation chinoise.
Au cours de la pratique grandiose de contrôle, de gouvernance, de développement et de renforcement du Parti sous la nouvelle ère, le Comité central rassemblé autour du camarade Xi Jinping a formulé une série de nouvelles conceptions, pensées et stratégies en réponse aux deux grandes questions de notre époque : quel genre de parti marxiste construire qui puisse exercer le pouvoir à long terme et comment s’y prendre ? Ainsi est née la pensée de Xi Jinping sur l’édification du Parti. Enrichissant et prolongeant la doctrine de Marx sur la fondation d’un parti politique, elle constitue un acquis important de l’innovation théorique, fruit de la fusion des principes fondamentaux du marxisme avec les réalités concrètes de la Chine et l’essence de sa culture traditionnelle. Cristallisation de l’expérience et de la sagesse collective du Parti et du peuple, elle est un élément essentiel de la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et a fourni un appui fondamental et un guide d’action pour mener en profondeur la grande et nouvelle œuvre d’édification du Parti sous la nouvelle ère.
III) L’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur est un chantier permanent. Grâce aux efforts soutenus de tous, et surtout à la lutte acharnée menée sous la nouvelle ère, d’immenses progrès sur les plans de l’économie, des sciences, des technologies et de la défense nationale ont été réalisés ; notre puissance globale et notre influence dans le monde se sont considérablement renforcées ; le système et la capacité de gouvernance de l’État se sont sensiblement modernisés ; notre peuple multiethnique est devenu plus confiant, plus autonome et plus puissant ; l’édification d’un grand pays socialiste moderne dispose d’une base matérielle plus solide, d’un régime plus abouti et d’un dynamisme moral plus grand ; une force considérable a été accumulée grâce aux progrès accomplis dans le contrôle, la gouvernance, le développement et le renforcement du Parti. Nous disposons donc de conditions optimales pour mener une politique de rigueur intégrale dans la gouvernance du Parti. Nous devons cependant être lucides : les transformations profondes dans l’état du monde, du pays et du Parti ont créé des situations, suscité des obstacles nouveaux à notre progression.
Sur le plan international, les changements inédits depuis un siècle se poursuivent à un rythme accéléré ; le nouveau cycle de révolution scientifique et technologique avec son train de transformation industrielle avance à grands pas ; le Sud global connaît une émergence collective ; les rapports de force changent en profondeur ; l’unilatéralisme et le protectionnisme gagnent du terrain ; l’hégémonisme et la politique du plus fort reviennent en force ; les conflits géopolitiques et les combats régionaux se succèdent sans interruption ; l’atonie frappe l’économie mondiale. Les défis planétaires s’accumulent, le monde entre dans une nouvelle phase de turbulences, notre environnement extérieur est plombé par un nombre croissant de facteurs d’incertitude et d’imprévisibilité. C’est dire que la tâche du Parti de défendre la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine en unissant et dirigeant le peuple s’annonce plus ardue que jamais.
Sur le plan national, la Chine est entrée dans une période cruciale : celle où doit être jetée une base solide pour la réalisation fondamentale de la modernisation socialiste du pays et où doivent être mobilisées toutes les forces vives pour y parvenir. Notre pays, toujours entravé par un développement déséquilibré et insuffisant, voit changer continuellement sa structure démographique, la composition de ses groupes sociaux ainsi que la trame de leurs intérêts ; les technologies de numérisation, de mise en réseau et de l’IA sont en plein essor ; les modes de vie et de production ainsi que les formes d’organisation sociale se diversifient de plus en plus ; idées et valeurs diverses se heurtent et s’entremêlent. De nombreux problèmes nouveaux se posent dans l’approfondissement plus poussé de la réforme sur tous les plans, la promotion du développement de qualité, l’édification et la gouvernance sociales, la coordination du développement et de la sécurité, et la tâche de revitaliser la société. C’est dire que la tâche du Parti de promouvoir la réforme et le développement et de maintenir l’harmonie et la stabilité sociales en unissant et dirigeant le peuple s’annonce plus ardue que jamais.
En interne, l’évolution de la composition du personnel du Parti, à savoir la montée de la génération née après l’introduction de la politique de réforme et d’ouverture, pose de nouveaux défis aux méthodes d’éducation et de gouvernance. La plupart des membres du Parti sont de bons éléments, mais des problèmes sérieux persistent sur les plans de l’idéologie, de l’organisation et du comportement général. Tous les cadres et membres du Parti n’ont pas les qualités et les compétences qui répondent aux exigences de notre temps. Une minorité, y compris parmi nos cadres supérieurs, vacille dans son sens du Parti, allant jusqu’à perdre ses convictions, à renoncer à l’idéal. On observe ainsi une indifférence certaine à l’égard des masses populaires ; une conception viciée du mérite politique ; le formalisme, l’esprit bureaucratique, l’hédonisme et le goût du luxe ; un manque de combativité ; la fuite des responsabilités et l’apathie dans l’accomplissement de la mission ; le viol des règles de discipline ; l’abus de pouvoir à des fins personnelles, la corruption et la dégénérescence morale. Certaines organisations de base font un travail politique et organisationnel médiocre, et il en existe même qui sombrent dans le laisser-aller et la mollesse la plus complète. Dans certains domaines, en particulier dans les secteurs émergents, les organisations du Parti ne sont pas suffisamment présentes, et celles qui existent sont d’une efficacité limitée. Trop d’organisations et cadres dirigeants du Parti, considérant comme secondaire la tâche de gouvernance du Parti, négligent leurs obligations dans ce domaine, se montrent inefficaces dans leur travail, ou n’appliquent pas les règlements comme il faut ; les problèmes aigus ne sont pas découverts et résolus à temps ; les tendances pernicieuses continuent leur carrière. C’est dire que la tâche du Parti de demeurer à l’avant-garde du progrès et de conserver sa pureté s’annonce plus ardue que jamais.
Ces nouveaux problèmes posent de sérieux défis au Parti, éprouvant sa capacité à exercer le pouvoir, à diriger le pays, à améliorer la qualité de son personnel et à résister à la corruption et à la dégénérescence dans la situation actuelle. Qu’il s’agisse d’exercer le pouvoir, de mener à bien la politique de réforme et d’ouverture, de bien gérer l’économie de marché ou de relever les défis internationaux, le Parti fait face à des épreuves tenaces, complexes et graves. Les dangers majeurs que constituent le relâchement moral, l’impéritie, la coupure d’avec les masses, ainsi que la corruption ne sont pas moins inquiétants. Ces problèmes, qui sont propres au grand parti que nous sommes, ne pourront être résolus qu’au prix d’un très grand effort. Plus longue est l’habitude du pouvoir et de la paix, plus il nous faut être sur nos gardes, conscients des dangers que cache le monde complexe dans lequel nous évoluons, et tout faire pour mener à bien l’édification du Parti et le rendre plus fort.
Dans le but stratégique de consolider son statut de parti au pouvoir à long terme et de réaliser le grand renouveau de la nation chinoise, tout le Parti doit prendre pleinement conscience de l’importance cruciale de la poursuite inlassable de son autogouvernance rigoureuse sur tous les plans. Étant plus confiant et ferme, il doit s’imposer des normes plus exigeantes et prendre des mesures plus efficaces pour perpétuer les bonnes pratiques de la nouvelle ère et en tirer le meilleur parti possible, bien régler les principaux problèmes auxquels est confrontée l’édification du Parti, consolider et élargir les résultats politiques obtenus dans son autocontrôle et son autogouvernance.
IV) Les idées directrices à suivre dans la poursuite inlassable de l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur sont les suivantes : il faut se guider sur le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique ; mettre en œuvre intégralement la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, approfondir l’étude et l’application de la pensée de Xi Jinping sur l’édification du Parti ; concrétiser les exigences globales de l’édification du Parti sous la nouvelle ère en prenant pour axe la mission et les tâches du Parti. Il faut aussi prendre pour base les statuts du Parti, préserver sa nature d’avant-garde, maintenir sa direction sur tous les plans et défendre la direction centralisée et unifiée du Comité central. Il faut également veiller à améliorer la capacité du Parti d’exercer le pouvoir sur le long terme et à maintenir sa pureté, son caractère avancé et ses liens de chair et de sang avec les masses populaires, et perfectionner le système d’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans, et cet effort doit être mené avec une rigueur implacable. Il faut encore consolider le Parti sur tous les plans à partir de l’édification politique et, en mobilisant pleinement son enthousiasme, son esprit d’initiative et sa créativité, réaliser sa purification, son progrès, sa rénovation et son perfectionnement. De même, il importe de renforcer sans cesse ses capacités en matière de direction politique, d’orientation idéologique, d’organisation des masses et de mobilisation de la société. Il faut enfin tout mettre en œuvre pour que le Parti demeure un parti marxiste au pouvoir dynamique, à la pointe de son époque et soutenu de tout cœur par le peuple, un parti capable de résister à toutes les épreuves et de rester la force directrice inébranlable du développement du socialisme à la chinoise.
V) Les Principes à respecter dans la poursuite inlassable de l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur sont les suivants :
— Continuer à servir la mission et les tâches du Parti. En restant fidèles à notre engagement initial et en gardant toujours à l’esprit notre mission, nous veillerons à planifier notre travail et à engager notre action en tenant compte de la situation générale du maintien et du développement du socialisme à la chinoise, et à associer étroitement l’édification du Parti à la cause du Parti et de l’État, de manière à toujours déployer nos efforts autour de la tâche centrale et au service de l’intérêt général.
— Continuer à prendre l’édification politique comme axe directeur. Il faut maintenir et renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central, tenir le cap politique et matérialiser les exigences en la matière dans l’édification sur tous les plans du Parti, améliorer les compétences politiques des organisations du Parti à tous les niveaux, ainsi que celles de leurs membres et cadres, afin de s’assurer que tout le Parti s’aligne sur le Comité central et de renforcer la cohésion et l’unité du Parti.
— Continuer à faire preuve d’une plus grande rigueur dans tous les domaines. Il importe de renforcer l’approche systémique, d’imprégner le processus entier de l’édification du Parti de sévérité, des principes à l’atmosphère en passant par les mesures prises, et d’avoir le courage d’assurer un contrôle rigoureux, effectif et permanent.
— Continuer à viser les problèmes à résoudre. En axant nos efforts sur le règlement des problèmes saillants, nous ne devons pas éluder les contradictions ni dissimuler notre maladie par crainte du traitement, afin d’améliorer le niveau de travail durant le redressement des dérives et l’élimination des maux qui affectent le Parti.
— Continuer à innover sans négliger les principes de base. Il s’agit de maintenir la théorie, la ligne et la stratégie fondamentales du Parti, de suivre les lois de l’édification d’un parti marxiste au pouvoir, de recourir aux acquis de l’édification du Parti, et de renouveler continuellement les mesures et les méthodes en fonction de l’évolution de la situation et des tâches.
— Continuer à faire des dirigeants des modèles à suivre pour leurs subordonnés. À commencer par le Comité central, à partir des organismes de direction et des cadres dirigeants, les responsables de l’échelon supérieur doivent montrer l’exemple à ceux du niveau inférieur, les aider et guider dans leur travail, de sorte que la majorité soit entraînée par l’exemple de la « minorité décisive ».
— Continuer à réglementer l’autogouvernance du Parti. Il s’agit d’inscrire l’édification réglementaire dans le processus entier de l’autogouvernance rigoureuse du Parti, de gérer les pouvoirs, les affaires et le personnel dans le cadre réglementaire, d’appliquer strictement les statuts, les règlements et la discipline du Parti, et d’augmenter l’efficacité du travail grâce à une réglementation complète, scientifique, standardisée et efficace.
Issus d’un bilan scientifique de l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur sous la nouvelle ère, ces principes doivent être respectés à long terme et enrichis continuellement.
II. Raffermir le sens du Parti dans nos rangs
Il s’agit d’une tâche fondamentale de l’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans. Tous les membres et cadres du Parti doivent se tenir à la nature et à l’objectif du Parti, se doter d’une plus vive conscience de leur appartenance au Parti, de leur identité de membres du Parti et de membres d’une avant-garde, et considérer le renforcement de leur sens du Parti comme la tâche de toute une vie. Ils doivent aussi s’efforcer de raffermir leurs convictions, de se dévouer indéfectiblement au Parti, de toujours servir le peuple, de rechercher la vérité dans les faits, de se purifier sur le plan moral et de garder l’intégrité, afin de devenir des communistes à la fois fidèles et incorruptibles ayant le courage d’assumer leurs responsabilités et de préserver les couleurs initiales des communistes en matière politique.
I) Renforcer la loyauté des membres du Parti. Il importe d’accorder une place primordiale à la fidélité au Parti dans le renforcement du sens du Parti. Il s’agit d’éduquer et de former les membres et cadres du Parti pour qu’ils comprennent pleinement la signification cruciale de la « double confirmation », raffermissent les « quatre consciences » – conscience politique, conscience de l’intérêt général, conscience du noyau dirigeant et conscience de l’alignement – et la « quadruple confiance en soi » – confiance dans notre voie, notre théorie, notre régime et notre culture –, préservent résolument la position centrale du camarade Xi Jinping dans le Comité central et le Parti ainsi que l’autorité et la direction centralisée et unifiée du Comité central, et agissent en parfait accord tant dans l’action que sur les plans idéologique et politique avec le Comité central rassemblé autour du camarade Xi Jinping. Il convient d’éduquer et de former les membres et cadres du Parti pour qu’ils raffermissent leur idéal marxiste, leurs convictions communistes et leur confiance dans le socialisme à la chinoise, de manière à ce qu’ils deviennent des communistes fidèles, opiniâtres et inébranlables. Il convient d’éduquer et de former les membres et cadres du Parti pour qu’ils élèvent leur discernement, leur compréhension et leur capacité d’exécution sur le plan politique, s’alignent consciencieusement sur les analyses et les jugements du Comité central portant sur la conjoncture et les tâches à accomplir, appliquent au pied de la lettre les décisions et dispositions du Comité central, et luttent résolument contre toute parole et tout acte de déni de la direction du Parti et du régime socialiste à la chinoise, toute réfutation des théories, lignes, principes et politiques du Parti, toute atteinte à la réunification du pays et à l’union interethnique. Il convient d’éduquer et de former les membres et cadres pour qu’ils aiment le Parti, le défendent, se soucient de lui et se dévouent entièrement à sa cause ; qu’ils se fient à l’organisation du Parti, comptent sur elle, lui obéissent et se soumettent volontairement à sa gestion et à son contrôle ; qu’ils soient honnêtes tant dans leurs paroles que dans leurs actes ; qu’ils puissent être francs et ouverts, « jouer cartes sur table » et conformer leur conduite à leurs paroles. Il convient d’éduquer et de former les membres et cadres pour qu’ils défendent la primauté du peuple et toujours mettent à la première place la cause du Parti, travaillent avec enthousiasme pour le Parti et pour le peuple, aiment leur métier et fassent preuve de professionnalisme et d’abnégation.
Il est nécessaire de faire respecter strictement la discipline et les règles de conduite politiques du Parti, et d’assainir l’écosystème politique en son sein. Il est absolument interdit de nommer des cadres par népotisme et d’exclure les personnes au seul motif qu’elles ont des opinions différentes, de former des coteries, de porter des accusations diffamatoires anonymes, de répandre des rumeurs mensongères, de pratiquer le clientélisme pour capter des suffrages dans une élection, de promettre titres et fonctions, d’agir selon sa fantaisie, de faire preuve de duplicité et de mépriser les directives de l’échelon supérieur, voire d’accuser à tort et à travers le Comité central. Il faut combattre résolument le libéralisme sur le plan idéologique, la spéculation dans la sphère politique, le sectarisme au niveau organisationnel, le particularisme dans le travail et l’indulgence excessive durant l’exercice des fonctions. Nous devons démasquer avec précision et expulser sans merci les « personnes à double visage ».
II) Fédérer les esprits au moyen des théories innovantes du Parti. Il faut multiplier les efforts pour faire de notre parti un parti marxiste en formation continue, considérer l’étude, la compréhension et l’utilisation des théories innovantes du Parti comme un levier essentiel pour renforcer le sens du Parti. Tous les membres du Parti doivent unifier leurs pensées, leurs volontés et leurs actes en recourant à la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Il faut bien étudier et appliquer la pensée de Xi Jinping sur l’édification du Parti. Il convient de diversifier les méthodes d’étude et d’enseignement théoriques, de faire des théories innovantes du Parti la matière principale des stages de formation des membres et cadres du Parti. Il faut mieux aider ceux-ci à lire les ouvrages et textes originaux, et à appréhender les principes qu’ils mettent en lumière, à maîtriser les positions, points de vue et méthodes énoncés, à comprendre la hauteur d’esprit et les sentiments exprimés, à renouveler leur monde subjectif tout en transformant le monde objectif, à cimenter les fondements de leur idéal, à se forger des qualités politiques, et à régler comme il se doit la question de l’« interrupteur central » que sont les conceptions du monde, de la vie et des valeurs. En appliquant la manière d’étudier propre au marxisme, les membres et cadres du Parti doivent approfondir leurs études théoriques selon la situation de leur région, de leur département et de leur unité de travail, ainsi que selon leur état idéologique et leurs besoins professionnels, et analyser et régler les problèmes concrets moyennant les théories innovantes du Parti, de manière à ce que l’étude, la réflexion et la pratique soient mieux associées et le savoir, les convictions et l’action, mieux harmonisés. Les cadres du Parti de haut rang doivent s’aligner sur les normes d’un homme politique marxiste, croire sincèrement et à vie aux théories innovantes du Parti, les connaître parfaitement et savoir les employer. Il faut maintenir et perfectionner le système du « premier thème à aborder dans les réunions », et améliorer la qualité des activités des principaux groupes d’études théoriques des comités (ou groupes dirigeants) du Parti et celle des études théoriques des organisations du Parti aux échelons de base. Il importe de réaliser de manière innovante les projets de recherche et d’édification théoriques marxistes, et d’approfondir la recherche et l’interprétation systémiques et scientifiques des théories innovantes du Parti. Enfin, un plus grand effort sera consacré au développement de la discipline académique de l’histoire du Parti et de l’édification du Parti.
III) Cultiver le sens du Parti par la glorieuse tradition du Parti et la belle culture traditionnelle chinoise. Il faut mieux enseigner et faire connaître l’histoire du Parti, de la Chine nouvelle, de la politique de réforme et d’ouverture, ainsi que du développement du socialisme, et exalter l’héritage moral des communistes chinois qui trouve sa source dans le noble esprit fondateur du Parti. Les membres et cadres du Parti doivent apprécier la grandeur des réalisations des cent années de lutte du Parti et son bilan historique, perpétuer et exalter les comportements vertueux, transmettre les « gènes révolutionnaires » et préserver la « consanguinité morale » et les valeurs des communistes chinois. Il faut en outre tirer parti des valeurs de notre brillante culture traditionnelle qui prône la loyauté et l’intégrité, exalte le sens de l’honneur, cultive la crainte de la faute et prescrit l’examen de conscience. Il faut renforcer l’éducation des membres et cadres du Parti sur le plan politique et moral, pour qu’ils pratiquent les vertus cardinales, les vertus publiques et les vertus individuelles, vouent un amour indéfectible à la patrie et à la famille, et possèdent une grandeur d’âme et une pureté qui les rendent insensibles aux tentations du pouvoir, de l’argent et de la luxure. Il convient d’encourager les membres et cadres du Parti à donner l’exemple en matière d’étude et de lecture. Nous devons renforcer le travail politico-idéologique dans la conjoncture actuelle en nous efforçant de le rendre le plus pertinent et efficace possible. Il importe de mener à bien les campagnes d’éducation au sens du Parti. Aussi il faudra faire jouer pleinement leur rôle aux écoles du Parti (instituts d’administration) et aux écoles de formation des cadres, et perfectionner leurs programmes de cours.
IV) Forger le sens du Parti dans la pratique. Les membres et cadres du Parti doivent tremper leur sens du Parti dans la stricte application des décisions et des dispositions prises par le Comité central du Parti, l’accomplissement des tâches urgentes, difficiles, dangereuses et importantes, et l’affrontement des épreuves et extrémités de toute sorte ; aiguiser leur sens du Parti dans le traitement adéquat des rapports entre la vérité et l’erreur, l’intérêt public et l’intérêt individuel, le gain et la perte. La vie politique interne du Parti doit jouer son rôle de « creuset de forge », et pour cela il faut impérativement appliquer les dispositions fondamentales en la matière et utiliser correctement l’instrument de la critique et de l’autocritique ; accentuer le caractère propre de la vie politique, l’adapter à notre époque, la conformer davantage aux principes et la rendre plus combative. Nous devons diversifier les activités régulières des organisations du Parti et en enrichir le contenu : les réunions de vie politique démocratique, les réunions de vie politique organisationnelle, les assemblées générales des membres des cellules du Parti, les réunions des membres des comités de cellule, les réunions des groupes du Parti, les cours d’éducation et les journées thématiques devront voir leur qualité s’élever. Il faut appliquer à la lettre les règlements sur la participation des cadres dirigeants communistes aux deux réunions de vie politique. Il faut avoir le courage de dénoncer et corriger les défauts et les erreurs et de lutter contre toutes les déviations, en combattant le souci d’autopréservation et la complaisance débonnaire, car ce n’est pas d’une unité facile basée sur le mépris des principes, mais d’une solidarité fondée sur les principes du Parti que nous avons besoin. Les figures exemplaires seront mises en avant afin d’entraîner les autres et d’éveiller l’esprit d’émulation. Afin de s’assurer de l’authenticité de leur engagement de communistes, les membres et cadres du Parti doivent examiner régulièrement leur conduite à la lumière des statuts, des règlements et de la discipline du Parti, ainsi que du serment qu’ils ont prêté lors de leur adhésion au Parti. C’est ainsi qu’ils pourront balayer les poussières, éliminer saletés et virus, et renforcer leur système immunitaire politique. Il convient d’organiser alternativement des formations régulières et des campagnes intensives pour résoudre les problèmes qui affectent sérieusement le sens du Parti.
V) Renforcer le discernement du sens du Parti. La qualité du sens du Parti doit devenir un élément important dans l’examen des cadres et l’évaluation démocratique des membres du Parti : l’accent devra être mis sur la hauteur d’esprit, la loyauté et l’intégrité. Il faut améliorer les mécanismes de communication reliant les départements de l’organisation aux organes de contrôle de la discipline et de supervision, aux missions d’inspection, aux organismes d’audit et aux services de traitement des doléances de la population, de manière à analyser et évaluer globalement le sens du Parti des membres de l’équipe dirigeante, des cadres destinés à une promotion, ainsi que des jeunes cadres. Il faut non seulement prendre en compte leur capacité à relever les défis, à résister aux épreuves, à surmonter les difficultés et à résoudre les contradictions, mais aussi leur travail au jour le jour, leurs paroles et leurs actes, le genre de personnes qu’ils fréquentent, ainsi que les mœurs de leur famille. Il faut consulter en même temps leurs supérieurs, leurs collègues et leurs subordonnés, sans oublier d’examiner leur réputation auprès de la population. Les résultats de cet examen joueront un rôle important dans la sélection des cadres, des éléments d’élite et des membres modèles.
III. Appliquer rigoureusement le centralisme démocratique
Le centralisme démocratique est le principe organisationnel essentiel du Parti et le système fondamental sur lequel est basée sa direction. La mise en œuvre du centralisme démocratique est une exigence intrinsèque de l’autogouvernance intégralement rigoureuse du Parti. Nous devons améliorer les différents mécanismes du centralisme démocratique et concrétiser leur mise en œuvre, promouvoir amplement la démocratie au sein du Parti et pratiquer efficacement et correctement le principe du centralisme, afin de mieux mettre en valeur les avantages du centralisme démocratique sur les plans politique, organisationnel, institutionnel et pratique.
I) Maintenir la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti et la renforcer. Il faut maintenir le principe selon lequel l’individu doit se soumettre à l’organisation, la minorité à la majorité, l’organisation de l’échelon inférieur à celle de l’échelon supérieur, et les organisations et les membres du Parti dans leur totalité au Congrès et au Comité central du Parti. Nous devons améliorer le système de la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti et ses mécanismes, de manière à ce que chacune de ses directives ou de ses interdictions soit strictement observée. Il faut améliorer les mécanismes d’application des grandes décisions et dispositions du Comité central, renforcer le suivi, la supervision, ainsi que l’évaluation de leur qualité et de leurs effets. Demander des instructions au Comité central et lui présenter des comptes rendus est une obligation à respecter scrupuleusement. Il faut concrétiser, affiner et régulariser le contrôle politique, surveiller prioritairement la mise en œuvre des grandes décisions et dispositions du Comité central, de manière à découvrir à temps et résoudre les problèmes d’inefficacité, de déformation et de déraillement au cours de leur application, ainsi qu’à prévenir et à combattre la « basse flatterie » et la « haute perfidie ».
II) Améliorer la qualité de la démocratie au sein du Parti. Il faut maintenir le système démocratique au sein du Parti et le parfaire, respecter l’autonomie de chaque communiste et garantir ses droits démocratiques. Il faut mieux pratiquer le système consistant à faire valoir le rôle des délégués des congrès du Parti de tous les niveaux. Les comités du Parti, les comités permanents des comités du Parti et les groupes dirigeants du Parti doivent améliorer la qualité de leurs réunions. Tout le travail du Parti doit se dérouler conformément aux principes et procédures démocratiques prévus par les Statuts et les règlements. Aucun cadre dirigeant ne doit considérer la mission, le domaine ou la localité dont il a la charge comme son pré carré ou s’estimer au-dessus de l’organisation du Parti. Il faut rendre fluides les voies par lesquelles les membres du Parti participent aux discussions sur les affaires du Parti et multiplier les canaux leur permettant de s’exprimer. Le système de diffusion des circulaires et de transmission de l’information au sein du Parti doit être optimisé. Il faut, enfin, favoriser des rapports démocratiques d’égal à égal entre les camarades du Parti et aménager une ambiance propice à la libre discussion en encourageant chacun à parler franchement, à dire la vérité et à révéler le fond de sa pensée. Quant aux camarades d’un avis différent, il faut se garder de faire pression sur eux pour qu’ils se taisent, de les écarter ou de les montrer du doigt.
III) Appliquer rigoureusement les règlements de prise de décisions et de délibération des équipes dirigeantes. Il importe de combiner direction collective et responsabilité individuelle sur la base de la division du travail et de suivre une procédure scientifique, démocratique et légale dans les décisions des équipes dirigeantes. Nous veillerons à ce que toute question importante soit décidée collectivement après discussion, conformément aux principes de direction collective, de centralisme démocratique, de consultation individuelle préalable et de prise de décision collégiale. Il faut optimiser les règlements de délibération et la procédure de prise de décision du comité (ou groupe dirigeant) du Parti, et multiplier les enquêtes et les recherches, les études scientifiques et les évaluations des risques avant toute grande décision. En cas de sérieuses divergences d’opinion sur un sujet de discussion majeur, il faut s’abstenir de trancher de manière arbitraire. Il faut renforcer les contrôles de conformité à la loi et aux règlements des grandes décisions, de même que le système de supervision sur celles-ci, sur les nominations et révocations importantes, sur la gestion des grands projets et sur l’allocation de fonds d’un montant élevé. Tout cadre dirigeant doit se soumettre aux décisions collectives des organisations du Parti, notamment en ce qui concerne la répartition des tâches, s’acquitter de ses responsabilités dans les limites de ses compétences et en stricte conformité avec la volonté du Comité central du Parti et les décisions collectives. S’il a la faculté de s’exprimer librement, une fois prise la décision collective, il doit l’appliquer jusqu’au bout. Nous devons combattre résolument les décisions arbitraires et les initiatives dispersées. Nous devons bannir aussi les discussions sans prise de décision, les décisions sans mise en œuvre, les mises en œuvre à la va-vite et sans soin. Aucun comité (ou groupe dirigeant) du Parti ne saurait commettre des actions antiréglementaires ni fuir ses responsabilités sous prétexte qu’il s’agit d’une décision collective. En règle générale, les organisations de l’échelon supérieur doivent recueillir l’avis de l’échelon inférieur avant la prise de décisions importantes le concernant. Le système de poursuite en responsabilité à vie pour les décisions d’importance majeure sera amélioré.
IV) Réglementer les fonctions et les pouvoirs du « numéro un ». Il importe d’appliquer les règlements relatifs à l’intensification de la supervision des équipes dirigeantes et de leur « numéro un ». La sélection et la nomination du « numéro un » doivent d’abord prendre en compte sa disposition foncière ainsi que son aptitude à appliquer le centralisme démocratique. Tout en améliorant les contrepoids aux pouvoirs des équipes dirigeantes, il importe de bien définir la limite des attributions du « numéro un », et d’appliquer le système de prise de parole qui veut que le « numéro un » laisse parler les autres avant lui. Une réunion thématique du secrétaire du Parti ne peut en aucun cas se substituer à la réunion du comité permanent du comité du Parti dans la prise de décisions. Il faut que le secrétaire du comité (ou groupe dirigeant) du Parti fasse valoir l’esprit de démocratie, recueille avec attention les diverses opinions, considère avec sérieux ce qu’a à dire la minorité, ne monopolise pas la parole et s’abstienne de toute attitude paternaliste. Il ne lui est pas permis d’annoncer sa position avant d’avoir discuté avec le groupe, de substituer ses propres idées aux décisions de l’équipe dirigeante, de revenir sur ces dernières ou d’exiger de chaque échelon qu’on lui obéisse. Chaque « numéro un » dressera un rapport spécial sur la manière dont il encadre et surveille son homologue de l’échelon inférieur. Chaque comité (ou groupe dirigeant) du Parti supervisera et interrogera le « numéro un » de l’organisation de l’échelon inférieur. La supervision horizontale doit être améliorée. Les membres des équipes dirigeantes doivent s’acquitter de leur responsabilité politique en matière de défense du centralisme démocratique, se contrôler mutuellement et faire part franchement des problèmes du « numéro un » tout en rapportant les cas graves à l’organisation du Parti de l’échelon supérieur.
IV. Forger une équipe de cadres de haut niveau capables de mener à bien la grande tâche du renouveau national
L’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur repose avant tout sur le contrôle strict des cadres. En appliquant pleinement la ligne organisationnelle du Parti sous la nouvelle ère, et en renforçant la formation, la sélection, la nomination, le contrôle et la supervision de ceux-ci, nous formerons un contingent de cadres de haut niveau dotés d’une position politique ferme et de compétences excellentes, qui fassent preuve d’une conduite exemplaire et d’une discipline de fer.
I) Maintenir l’orientation correcte dans la nomination du personnel. Fidèles au principe dit « le Parti s’occupe de ses propres cadres », nous devons tenir compte des compétences professionnelles tout en accordant la priorité aux qualités morales, nommer selon le mérite indépendamment de l’origine sociale ou géographique, et sélectionner sur la base du dévouement à la cause du Parti, de l’intégrité et de la loyauté. Appliquant les critères de sélection des bons cadres sous la nouvelle ère, nous sélectionnerons et nommerons prioritairement les cadres fidèles au Parti, les éléments sincères, courageux et capables d’abattre de la besogne, les individus honnêtes et purs. Il faut écarter les individus timorés, paresseux ou instables. Il faut exclure résolument les éléments déloyaux, les hypocrites et ceux qui abusent de leur pouvoir à des fins personnelles.
II) Sélectionner et nommer les cadres de façon ciblée et rationnelle. Appliquant avec rigueur les principes et la procédure de sélection et nomination des cadres, nous ferons en sorte que ces derniers soient sélectionnés par les organisations, affectés en toute équité et nommés en fonction des besoins réels. Ce faisant, nous renforcerons la direction et le contrôle exercés par les organisations du Parti. Nous veillerons à rehausser la qualité de l’évaluation des cadres. Nous évaluerons de manière approfondie et effective les cadres sur le plan politique, en renforçant les évaluations régulières. Il faut examiner l’ensemble de leur conduite : comment ils se comportent dans les moments et circonstances critiques ; comment ils font face aux contradictions et difficultés ; comment ils combattent les mauvaises tendances ; comment ils résistent aux tentations des divers intérêts ; comment ils réagissent quand ils sont maintenus au même poste, promus, affectés à un poste moins important ou mutés ; comment ils assument les lourdes responsabilités. Il importe d’étendre la portée de l’évaluation : nous consulterons les organismes qui les ont employés, examinerons leur entourage familial et leur réseau de connaissances ; nous veillerons à bien exploiter les résultats des tournées d’inspection, des audits et des supervisions qui les concernent. La sélection des cadres doit être basée sur des exigences en matière de responsabilité professionnelle pour qu’ils s’adaptent mieux à leur poste. En recherchant une haute qualité de chaque individu et de chaque équipe dirigeante, et en subordonnant la structure à la fonction, nous renforcerons les équipes dirigeantes à tous les échelons, surtout leur « numéro un ». Il faut constituer des équipes dirigeantes échelonnées composées de personnes de générations différentes et savoir utiliser les talents de chacun, former et utiliser à bon escient les cadres féminins, les cadres issus des ethnies minoritaires et les cadres non communistes, quel que soit leur âge, leur diplôme ou leur ancienneté. Nous devons éviter de privilégier la composition des équipes dirigeantes au détriment des qualités individuelles, de surestimer les diplômes et l’ancienneté en négligeant les capacités réelles, et de constituer des équipes dirigeantes au mépris des règles ou en abaissant les critères de recrutement. Il importe de rechercher et sélectionner des cadres compétents issus des échelons de base. Le système de récusation, de rotation régulière et de permutation des cadres sera perfectionné. Nous améliorerons et appliquerons le régime des mandats des cadres dirigeants, en mettant en œuvre des dispositions destinées à préserver la stabilité de ceux-ci : pas de changements de personnel continuels à un même poste, pas de cadres mutés continuellement. Nous renforcerons l’analyse et l’évaluation des équipes dirigeantes et des cadres dirigeants, régulariserons les mutations des cadres dirigeants vers des postes tant supérieurs qu’inférieurs, et ferons de plus grands efforts pour relever de leurs fonctions les cadres incompétents.
Il faut, en cas de promotion, procéder aux vérifications obligatoires suivantes : examen obligatoire du dossier du cadre ; vérification obligatoire de la déclaration des données personnelles ; consultation obligatoire de l’avis des organes de contrôle disciplinaire et de supervision ; enquête obligatoire s’agissant des dénonciations, des plaintes et des doléances fondées et vérifiables sur toute infraction aux règlements, en particulier les règles de discipline. Il faut assurer une bonne application de la règle selon laquelle les appréciations d’intégrité relatives à un cadre doivent être confirmées conjointement par la signature du secrétaire du comité (ou groupe dirigeant) du Parti et du secrétaire de la commission de contrôle de la discipline (ou chef de l’équipe de contrôle disciplinaire et de supervision envoyée sur place). S’agissant de la nomination des cadres, il faut parfaire la déclaration préalable des données personnelles et le système d’enregistrement complet du processus de nomination. En ce qui concerne les comités locaux, ils devront mieux s’acquitter de leur obligation de rendre compte de la nomination de leurs cadres, et l’on renforcera l’évaluation démocratique de celle-ci ainsi que l’examen du bilan de ces nouveaux cadres. Il importe de renforcer les contrôles spéciaux sur la sélection et la nomination des cadres, et de parachever le mécanisme de poursuite en responsabilité sur la nomination de cadres « véreux ». Nous lutterons avec détermination contre tous les abus, en interdisant strictement les actes de donnant-donnant illicites et le népotisme, éliminerons les coteries et sévirons contre les trafics d’influence et le versement de pots-de-vin pour obtenir un poste de direction.
III) Inculquer aux cadres du Parti une juste conception du mérite politique. Nous intensifierons nos efforts pour inculquer à nos cadres la notion correcte du mérite politique afin qu’ils se vouent entièrement au service de l’intérêt collectif et du bonheur du peuple, prennent des décisions selon des méthodes rationnelles et déploient des efforts efficaces, car c’est ainsi que naîtront des réalisations capables de soutenir l’examen sévère de la pratique, de l’histoire et du peuple. Appliquant de façon intégrale, précise et globale la nouvelle vision de développement, nous améliorerons l’évaluation du mérite dans la promotion du développement de qualité : nous examinerons l’homme et ses actes, prendrons en compte simultanément le résultat des évaluations permanentes et celui des évaluations précédant l’entrée en fonction. Il s’agit de savoir exactement comment tel ou tel cadre contribue à la poursuite des réformes et du développement, à l’amélioration du bien-être social et de la sécurité, comment il fait avancer tant les tâches du moment que le règlement des problèmes de longue date, comment se présentent tant ses résultats actuels que ses résultats futurs. Il faut actualiser en permanence la liste des principales déformations auxquelles est sujette à un moment donné la conception du mérite politique et parfaire le dispositif destiné à prévenir et à corriger ce type de dérive. Les anomalies à combattre actuellement sont les suivantes : le reniement des « vieilles factures » héritées du prédécesseur, la course au succès instantané, la fraude dans la présentation des résultats, le manque de réflexion dans l’action, la prise de décisions au mépris de la réalité et des souhaits de la population, la réalisation de projets pour la montre ou l’autopromotion, les politiques qui changent comme on retourne « une galette dans la poêle », l’augmentation illicite des dettes cachées des gouvernements locaux, la poursuite aveugle du développement au détriment de la sécurité. Nous sévirons particulièrement contre l’inertie et l’arbitraire de certains de nos cadres. Le mécanisme de remplacement du principal responsable de l’équipe dirigeante et de transmission de ses tâches à son successeur sera amélioré.
IV) Renforcer la capacité d’action des cadres. Chaque cadre doit se tremper sur les plans idéologique, politique, pratique et professionnel, afin d’acquérir les compétences permettant à la fois de contribuer davantage au développement de qualité, au service du peuple, à la prévention et à l’élimination des situations dangereuses, et de mener son travail en étant guidé par l’esprit et les méthodes de la loi. Chaque cadre est appelé à devenir un vrai battant et à en posséder les aptitudes. Chaque cadre, surtout s’il occupe un poste de direction, doit mener des enquêtes sur le terrain avec le plus grand sérieux, afin de pouvoir tracer un plan, résoudre les problèmes et améliorer son travail en pleine connaissance de la réalité. Chaque cadre doit veiller à mettre constamment à jour ses connaissances, à accroître son degré de professionnalisme et à combler ses lacunes, de manière à devenir un véritable spécialiste au poste qu’il occupe. Chaque cadre doit régulièrement faire le bilan de son action afin d’en dégager les leçons nécessaires, et rendre son action non seulement plus conforme aux principes, mais aussi plus systématique, orientée vers l’avenir et riche en innovations.
V) Renforcer la formation et la sélection des jeunes cadres. Nous devons mettre au point des modes de formation et de sélection durables qui nous permettent de disposer de jeunes cadres compétents. Il s’agit de donner à ces éléments une armature politique solide, capable de résister aux épreuves, une foi d’airain, une moralité impeccable et une disposition d’esprit absolument correcte. C’est à l’échelon de base que devra commencer la formation des jeunes : nous les affecterons dans les localités les plus rudes, les environnements les plus complexes, aux postes les plus ardus. Cela fortifiera leur caractère et leur permettra à la fois d’acquérir de bonnes habitudes de travail et d’améliorer leurs aptitudes. Soucieux de mener de front la formation et le contrôle, nous veillerons à ce que les jeunes cadres progressent de manière saine dans leur travail : il s’agit de se soumettre aux décisions prises par des organisations du Parti et d’être prêt à travailler durement, mais aussi d’éviter les pièges de la vaine agitation, de la présomption qui fait prendre ses désirs pour des réalités et de l’ambition effrénée qui conduit à chercher des raccourcis de carrière. Nous suivrons de très près leur apprentissage des théories du Parti, leur participation aux activités politiques du Parti, leur courage dans l’accomplissement des tâches qui leur sont confiées, leur résilience dans les difficultés et leur observance des règles du Parti et de ses normes disciplinaires ; tout cela, afin de pouvoir mieux les guider. Ce faisant, nous éviterons d’exiger d’eux trop et trop vite selon l’adage : « on ne tire point sur une pousse pour hâter sa croissance ».
VI) Renforcer le contrôle sur les cadres. Il faut renforcer la gestion tous azimuts et le contrôle permanent des cadres, surtout aux échelons supérieurs : toute la carrière d’un cadre doit être encadrée, guidée et contrôlée d’un bout à l’autre selon des critères rigoureux ; l’encadrement de cadres n’est pas moins important que leur sélection. Le système de déclaration des données personnelles des cadres dirigeants sera amélioré. Chaque fois que les biens ou les dépenses de la famille d’un cadre dirigeant dépassent considérablement ses revenus normaux, il sera procédé à un contrôle. Les activités commerciales ou entrepreneuriales des familles (conjoint, enfants et leurs conjoints) des cadres dirigeants seront surveillées régulièrement. Les actions spéciales pour traquer et éliminer le népotisme seront poursuivies, et le recrutement du personnel fera l’objet de contrôles accrus. Le cumul de fonctions, les affectations extérieures et la démission en vue d’aller travailler ailleurs seront mieux réglementés ; les démissions qui servent à se dérober à une sanction disciplinaire seront réprimées. Enfin, les cadres retraités feront eux aussi l’objet de contrôles renforcés. Tant les organisations du Parti à tous les échelons que les cadres dirigeants sont appelés à faire preuve du plus grand courage dans la sévérité. Les éléments fautifs doivent être traités sans la moindre complaisance et leurs manquements ne doivent en aucun cas être dissimulés ou amoindris. Un règlement sur le contrôle des cadres sera élaboré.
En alliant rigueur et sollicitude, incitation et contrainte, nous veillerons à compléter le dispositif de mesures qui servent à encourager et protéger les cadres méritants afin de soutenir les éléments qui ont le courage d’accomplir jusqu’au bout leur mission, et de faire preuve de justice envers ceux qui se dévouent sincèrement à leur tâche. Le système des « entretiens à cœur ouvert » doit être appliqué consciencieusement : ils permettent de suivre en temps réel les dispositions d’esprit d’un cadre, y compris son attitude au travail, sans parler de sa santé physique et psychique et de sa situation familiale. C’est là un excellent outil pour mieux le guider et conseiller. Nous n’oublierons pas les fonctionnaires et prendrons pour eux des mesures incitatives en faisant notamment coïncider fonctions et grades et en améliorant le système des récompenses honorifiques. Les mesures destinées à améliorer le traitement des cadres aux échelons de base seront concrétisées sur toute la ligne.
En vertu du principe dit « le Parti se charge des ressources humaines », nous nous efforcerons de faire en sorte que celles-ci soient mieux encadrées et intégrées politiquement, de poursuivre la réforme des systèmes et mécanismes en faveur de leur développement, et de faire converger le développement de l’éducation, de la recherche et du personnel, de manière à arriver à une formation, une introduction et une mise en valeur optimales des ressources humaines. Un soutien énergique et de meilleurs services leur seront fournis, et nous les encouragerons à aimer le Parti, à servir la patrie, à se dévouer à leur métier et à mettre leurs capacités au service du peuple. Il s’agit d’attirer les éléments d’élite de tous les horizons pour les engager dans la cause du Parti et du peuple. Afin de mieux les servir, il faut appliquer le système de liaison des comités du Parti avec les spécialistes, et combler les lacunes du dispositif qui permet aux cadres dirigeants d’entrer directement en rapport avec eux. Il faut encourager les chercheurs membres du Parti à faire preuve d’une conduite exemplaire dans la recherche scientifique, la formation de la relève, la coopération, l’intégrité académique et l’éthique scientifique. Ils doivent s’abstenir de tout comportement malhonnête comme la fraude ou le plagiat et ne pas tomber dans les travers que sont la course au succès immédiat, l’impatience d’arriver au but ou l’exagération des résultats. La surévaluation des titres, la promotion basée uniquement sur l’ancienneté, la culture des coteries et le mandarinat académique sont à proscrire.
V. Établir un système organisationnel serré permettant une communication fluide entre échelons supérieurs et inférieurs et une bonne exécution des décisions
Les organisations du Parti de chaque échelon sont les acteurs principaux de l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur. Nous devons consolider systématiquement les organisations du Parti à tous les échelons et dans tous les secteurs, renforcer leurs fonctions politiques et organisationnelles, et assurer une parfaite coordination entre échelons supérieurs et inférieurs, de manière à ce que la ligne, les principes et les politiques du Parti ainsi que les décisions et les dispositions adoptées par le Comité central soient appliqués exactement et efficacement.
I) Faire valoir le rôle exemplaire des organisations du Parti au sein des organismes centraux et étatiques (OCE). Dans le cadre du renforcement des entités politiques, nous ferons en sorte que toutes les organisations du Parti présentes au sein des OCE, avec leurs cadres et membres du Parti, soient toujours à l’avant-garde et donnent l’exemple dans l’étude et l’application approfondies de la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, dans la conformité de leurs pensées et de leurs actions avec le Comité central du Parti rassemblé autour du camarade Xi Jinping et dans la mise en œuvre résolue des décisions et dispositions prises par le Comité central du Parti. Les OCE doivent être des organes exemplaires dans le respect des critères politiques, l’observance de la discipline et l’accomplissement efficace de leurs tâches. Nous veillerons à impulser la réforme du système par celle des OCE, à contrôler chaque secteur d’activité en y renforçant l’action du Parti, à faire avancer simultanément le renforcement du Parti dans les OCE, les entreprises et établissements d’intérêt public qui en dépendent directement et les organes détachés de ces OCE. Nous ferons en sorte que les capacités politiques des cellules du Parti, la qualité de leur équipe dirigeante, les compétences de leurs membres et l’efficacité de leur travail soient à la hauteur de la tâche. Nous favoriserons une intégration plus poussée entre le renforcement du Parti et le domaine du travail en évitant de les séparer. Il faut lutter contre les dérives dans le fonctionnement des OCE comme l’esprit bureaucratique et l’aveuglement sur ses propres défauts.
II) Renforcer les comités locaux du Parti. Les comités locaux, dans l’accomplissement de leur rôle de direction et de coordination des divers acteurs locaux, doivent maintenir le bon cap, tenir compte de l’intérêt général, prendre les décisions et assurer leur mise en œuvre. Il nous faut des comités locaux forts, c’est-à-dire des comités qui obéissent scrupuleusement aux instructions du Comité central et les appliquent énergiquement, dont l’administration est un exemple de rigueur et de probité, et dont la cohésion n’exhibe aucune faille. À ce propos, nous les encourageons à faire preuve d’initiative et à procéder à des ajustements en fonction de leurs conditions particulières, à condition de se tenir strictement à la volonté du Comité central. Nous encouragerons les comités permanents des comités locaux à renforcer leurs équipes, à assurer une gestion rigoureuse de leur personnel, à effectuer régulièrement des « diagnostics du corps politique » et à améliorer leur capacité à déceler et résoudre les problèmes qui existent en leur sein. Les règlements sur le travail des comités locaux seront révisés au besoin et les institutions de délibération et de coordination, réglementées.
III) Mener de front l’édification des organisations à la base dans tous les secteurs. Afin que les organisations du Parti à la base deviennent de véritables « bastions » dans la mise en œuvre du rôle dirigeant du Parti, il faut mettre davantage l’accent sur le principe sans ambiguïté de l’importance capitale de la base. À ce niveau il convient autant de remédier aux failles et aux lacunes que d’améliorer les capacités et d’élever la qualité du travail. Dans le cadre de la promotion du redressement global des campagnes grâce à l’édification du Parti, il importe de renforcer les comités du Parti de canton et de bourg ainsi que les organisations du Parti au niveau des villages, d’améliorer le niveau d’éducation et d’administration des cadres villageois, d’optimiser le mécanisme de sélection et de gestion des premiers secrétaires et des équipes de travail en poste dans les villages. Il faut prendre des mesures concrètes pour assurer le travail d’édification du Parti dans les « villages déserts ». Il faut renforcer l’implantation du Parti dans les quartiers administratifs et les quartiers d’habitation dans les villes, consolider les organisations du Parti des quartiers résidentiels et y mettre au banc d’essai un nouveau mode de gestion collaborative, placé sous la direction de l’organisation du Parti compétente, associant comités d’habitants, comités de propriétaires et sociétés de gestion immobilière. Nous renforcerons la présence du Parti dans les « mégaquartiers » et les zones de développement (parcs industriels), et consoliderons les organisations de base dans les régions frontalières. Il faut que l’édification du Parti guide la gouvernance de l’échelon de base et le renforcement de ses organes. En poursuivant et enrichissant la version Ère nouvelle de l’« Expérience de Fengqiao », nous améliorerons le système de gouvernance de base urbain et rural dirigé par les organisations du Parti, basé sur la combinaison de l’autonomie, de la règle de droit et de la moralité. Il faut procéder à une intégration optimale des services en mode de maillage, valoriser le rôle des centres de services aux membres du Parti et aux masses populaires, et multiplier les canaux de participation légale et ordonnée des organisations et masses populaires à la gouvernance de l’échelon de base. Nous œuvrerons à une amélioration générale de l’édification du Parti dans les organes de l’État, et mènerons à bien ce travail dans leurs unités subordonnées et tous les secteurs où ils sont présents. Nous perfectionnerons les systèmes et mécanismes de direction du Parti dans les établissements d’intérêt public, et promouvrons l’édification du Parti dans les écoles, les hôpitaux et les institutions de recherche scientifique. Afin d’augmenter le rôle du Parti dans les entreprises publiques et les entreprises financières publiques, nous rendrons plus effectif le contrôle exercé par les comités (ou groupes dirigeants) du Parti sur les principales questions relatives à la gestion et à l’activité de l’entreprise à travers des enquêtes et délibérations préliminaires. Il s’agit à la fois de faire en sorte que l’entreprise soit mieux dirigée et que la fonction du Parti y gagne en efficacité et en qualité. Les organisations du Parti à la base qui sont faibles et désorganisées seront remises sur les rails à la fois par des efforts habituels et par des interventions exceptionnelles. Concernant les responsables des organisations du Parti aux échelons de base, nous veillerons à sélectionner les meilleurs et à leur donner une formation de qualité. Davantage de ressources, de services et de moyens d’administration doivent être acheminés vers la base, et les politiques décidées par l’échelon supérieur doivent mieux refléter la priorité de la base, de manière à ce que les conditions de travail à ce niveau s’améliorent réellement. Nous devons faire en sorte que le renforcement du Parti entraîne celui des organisations et groupements de masse, afin que ces organes puissent mieux jouer leur rôle de courroie de transmission entre le Parti et les masses populaires.
IV) Mettre l’accent sur l’édification du Parti dans les secteurs émergents. Dans le souci d’améliorer par catégorie les systèmes de contrôle et de responsabilité, il faut veiller à ce que les services chargés du contrôle d’un secteur et de la supervision de son activité, les organes de contrôle sectoriels et les gouvernements locaux contribuent réellement à accroître l’influence du Parti dans les secteurs émergents, sa capacité de mobilisation et de rassemblement. Il est important d’étendre la présence des organisations du Parti et d’intensifier leur travail dans les nouvelles organisations économiques et sociales, ainsi que parmi les travailleurs engagés dans de nouvelles formes d’activité. Il s’agit notamment de nommer des secrétaires compétents et d’améliorer la sélection et l’envoi d’instructeurs, et de faire en sorte que l’édification du Parti soit associée à la production, l’exploitation, l’innovation, la création d’entreprise, les services sociaux et la gouvernance à la base. L’édification du Parti sera consolidée et améliorée dans les entreprises non publiques, dans les entreprises à propriété mixte (par catégorie), dans les entreprises plateformes et les entreprises spécialisées dans l’innovation technoscientifique ; un mécanisme d’ajustement dynamique donnant un droit de regard direct sur les organisations du Parti présentes dans les entreprises de services sur la Toile aux comités du Parti de niveau plus élevé sera établi ; nous ferons en sorte que tous les acteurs concernés assument dûment leurs responsabilités en la matière. Nous devons diriger par catégorie le renforcement du Parti dans les nouvelles organisations sociales, perfectionner le système de gestion et le mécanisme de fonctionnement des associations professionnelles, des associations académiques et des chambres de commerce, et faire inscrire les exigences sur l’édification du Parti dans leurs statuts, de manière à renforcer l’autodiscipline sectorielle par l’édification du Parti. Il importe de bien implanter le Parti dans les écoles et hôpitaux privés. En ce qui concerne les travailleurs engagés dans de nouvelles formes d’activité, nous devons mieux les éduquer sur le plan politico-idéologique tout en leur offrant de meilleurs services et assurant une meilleure protection de leurs droits, et faire en sorte que cette catégorie d’actifs écoute elle aussi le Parti et lui emboîte le pas.
V) Renforcer la qualité des équipes du Parti. En plaçant le critère politique au-dessus de tout et afin de sélectionner les meilleurs éléments, nous rendrons plus rigoureux les procédures, les contrôles et les règles d’admission de nouveaux adhérents en écartant toute personne aux motifs douteux. Afin d’optimiser la composition des rangs du Parti, il faut recruter davantage parmi les jeunes, les ouvriers, les paysans et les travailleurs intellectuels, et veiller à gagner de nouveaux adhérents parmi les travailleurs engagés dans les secteurs émergents. Nous devons améliorer l’éducation et la gestion des membres du Parti, en organisant des formations régulières, en particulier des formations de base. Les cellules du Parti doivent éduquer, diriger et surveiller directement leurs membres. Les actes en ligne des membres du Parti seront soumis à un contrôle plus rigoureux. Concernant les membres volants du Parti, il faut régulariser l’enregistrement de leur dossier et la procédure d’admission dans une nouvelle entité, et perfectionner le mécanisme de coopération, en ligne et hors ligne, entre les organisations d’origine et les organisations de destination. Nous mettrons au point des moyens de valoriser les talents des membres du Parti hors ligne et en ligne, au travail et dans leur temps libre, en temps ordinaire comme en temps de crise : nous créerons des postes de travail dotés de responsabilités spécifiques en fonction des situations réelles, et encouragerons les communistes à prendre des engagements pour répondre aux besoins des masses et à les tenir, à former des « commandos » en cas d’urgence et à jouer toujours un rôle pionnier en proclamant leur qualité de communiste. Il importe de perfectionner les mécanismes d’incitation, de sollicitude et d’assistance au sein du Parti, et de sanctionner de manière rigoureuse, mais adéquate, les communistes qui ne sont pas dignes de ce nom.
VI) Fluidifier la communication entre les organisations du Parti des divers échelons. Nous devons améliorer le mécanisme permettant à l’échelon supérieur de transmettre et faire appliquer ses instructions, à l’échelon de base de rapporter sa situation et aux deux de coopérer pour résoudre les problèmes. Il est nécessaire de perfectionner le système de double contrôle, local et vertical, de l’édification du Parti : il faut établir un partage rationnel des responsabilités et une collaboration étroite entre les instances supérieures de contrôle au niveau local et celles ayant la charge d’un secteur. L’échelon supérieur doit renforcer son rôle directeur vis-à-vis de l’échelon inférieur, et les résultats positifs doivent être généralisés. Nous examinerons et noterons les rapports des secrétaires des comités (ou groupes dirigeants) du Parti sur la manière dont ils se sont acquittés de leur mission de renforcement du Parti à la base. Nous devons améliorer la formation du personnel chargé des affaires du Parti en augmentant et renforçant les effectifs et en fournissant les moyens nécessaires. Toutes les organisations doivent bien faire leur travail propre tout en aidant l’échelon inférieur. C’est ainsi que nous arriverons à promouvoir un progrès général des organisations du Parti à tous les échelons, à les rendre compétentes sur tous les plans et à les empêcher de se dérober à leurs responsabilités.
VI. Améliorer sans cesse conduite et discipline
Veiller à une meilleure conduite et une discipline plus stricte est un moyen puissant pour mener à bien l’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans. Il faut travailler à la fois sur le sens du Parti, la bonne conduite et la discipline ; associer réforme des comportements, renforcement de la discipline et lutte anticorruption ; continuer à pratiquer l’autogouvernance rigoureuse du Parti en partant de l’amélioration de la conduite des membres. Bref, il faut améliorer sans cesse la façon de se comporter, assurer l’autogouvernance du Parti par une discipline stricte, et rallier les cœurs autour de l’excellente image du Parti.
I) Suivre au mieux la ligne de masse du Parti dans la nouvelle ère. Il faut, en inculquant davantage à nos membres et cadres le concept marxiste des masses et la ligne de masse du Parti, les amener à rester fidèles à l’objectif fondamental de servir le peuple et à renforcer leur conscience d’être ses serviteurs. Ils doivent adopter la position du peuple, améliorer leurs relations avec les masses populaires, se garder de s’éloigner d’elles ou de se placer au-dessus d’elles. Nous encouragerons nos membres et cadres à saisir les caractéristiques et les lois du travail du Parti sur les masses sous la nouvelle ère. Ils doivent se rendre régulièrement parmi les masses, écouter avec modestie leurs remarques, travailler avec application à résoudre les problèmes épineux qui les préoccupent et réclament d’urgence une solution. Ils doivent également exceller à s’appuyer sur les masses pour mener à bien leur travail et régler les conflits ; orienter et éduquer les masses, les accompagner dans leur marche en avant, tout en leur offrant des services : on doit éviter à la fois l’autoritarisme et le suivisme. Il faut mieux appliquer le mécanisme de sollicitation de l’opinion publique lors de la prise de décisions majeures qui concernent le bien-être de la population. Il faut appliquer le système visant à réorienter vers les échelons de base les campagnes d’éducation à la ligne, aux principes et aux politiques du Parti lancées par les cadres dirigeants, les enquêtes, le traitement des doléances, et le travail sur le terrain. Il faut également mettre en œuvre le système qui encourage les membres et cadres du Parti à aller au contact de la population pour mieux la servir. Ceux-ci devront donner l’exemple dans la participation aux activités bénévoles et à l’assistance jumelée. Nous veillerons à ce que les doléances concernant le bien-être de la population soient mieux traitées. Il faut poursuivre la ligne de masse sur Internet, renforcer la capacité des organisations du Parti d’organiser, de sensibiliser, de rallier et de servir les masses par le réseau, et développer les compétences de nos membres et cadres en matière de travail sur les masses dans le cyberespace.
II) Appliquer sans relâche l’esprit des « huit recommandations » de la direction centrale du Parti. Les « huit recommandations » sont une règle de fer qui doit être maintenue durablement. Nous consoliderons et étendrons les acquis de la campagne d’étude sur l’application stricte de l’esprit des « huit recommandations », améliorerons et concrétiserons leurs modalités d’application, combattrons impitoyablement les maux opiniâtres du formalisme et de l’esprit bureaucratique, ferons tout pour prévenir le rebond de l’hédonisme et du goût du luxe, et éliminerons résolument la mentalité de privilège et ses manifestations. Il faut simplifier les réunions, les documents et les comptes rendus, en vertu des exigences de « simplicité, pragmatisme et nouveauté », et améliorer la manière d’organiser des réunions et de rédiger des rapports. Les cadres dirigeants du Parti et du gouvernement ne peuvent faire publier leurs écrits par une maison d’édition à moins d’avoir reçu l’aval de l’instance compétente. En application des règles sur les missions à l’étranger des cadres dirigeants, il est interdit d’organiser des voyages de complaisance. Nous poursuivrons la lutte contre le formalisme pour alléger le fardeau des échelons de base ; coordonnerons et réglementerons l’inspection, le contrôle et l’évaluation ; standardiserons les activités telles que la présentation d’expériences modèles, l’évaluation des performances, les concours et les remises de prix ; assainirons et normaliserons l’organisation des événements tels que les festivités, les expositions et les forums ; lutterons contre « le formalisme numérique » ; appliquerons la liste des attributions et responsabilités des gouvernements au niveau du canton et du bourg (ou quartier administratif), et améliorerons le système d’accès à l’agenda de travail de l’administration communautaire de villages ou de quartiers d’habitation. Nous continuerons à lutter contre les repas et banquets non réglementaires, les dons illicites de cadeaux ou d’espèces, ainsi que tous les actes qui portent préjudice aux intérêts des masses. En pratiquant un régime de stricte économie et en luttant contre le gaspillage, les organes du Parti et du gouvernement doivent continuer à « se serrer la ceinture », limiter rigoureusement les « trois frais publics courants » et contrôler strictement la construction d’immeubles administratifs et de bâtiments officiels. Il faut également suivre de près les formes nouvelles que prennent les déviations au sein du Parti, afin de prévenir et de corriger ces maux insidieux et en constante évolution.
III) Promouvoir la normalisation et la pérennisation de l’amélioration de la conduite des membres. Il faut incorporer la bonne conduite au travail dans l’existence quotidienne et savoir persister dans cet effort. L’inertie ou la lassitude n’est pas permise dans ce domaine. Il ne faut pas considérer le comportement quotidien comme un « détail » ou invoquer une situation soi-disant « exceptionnelle » pour agir à sa guise. Il importe de parachever le mécanisme permettant de découvrir à temps les problèmes et de les résoudre : nous renforcerons l’analyse des problèmes graves liés aux « quatre vices » afin de les corriger de manière ciblée. Nous traiterons les problèmes généraux ou récurrents en tenant compte des particularités liées au lieu, au secteur et à la conjoncture. La surveillance et le contrôle seront renforcés, surtout aux moments charnières, les infractions flagrantes à la discipline seront sévèrement sanctionnées. Les cas typiques seront mis au jour et feront l’objet de circulaires à large diffusion. Chaque autorité de tutelle est responsable de son secteur en matière d’éthique sectorielle. Il faut renforcer l’analyse dynamique et le contrôle efficace de l’éthique sectorielle ; former des corps d’enseignants, de médecins et d’artistes ayant un haut niveau éthique ; déployer plus d’efforts pour régler les problèmes des « quatre vices » touchant les entreprises publiques, surtout celles dans le domaine financier, ainsi que les succursales locales des établissements soumis au système d’administration verticale. Nous réglementerons l’action des pouvoirs exécutif et judiciaire à l’égard des entreprises. Nous approfondirons la lutte intégrée contre les tendances pernicieuses et la corruption : nous ferons une chasse impitoyable aux coteries, à la recherche de pistons et aux échanges d’avantages qui prospèrent sur le terreau des « quatre vices », et tâcherons de mettre en lumière les vices de comportement à l’origine des affaires de corruption. Nous continuerons à réprimer sans relâche les « quatre vices » tout en favorisant de nouvelles pratiques saines, de sorte que le comportement exemplaire du Parti et de l’Administration guide la société vers le progrès et la vertu.
IV) Rendre plus rigoureuse l’application de la discipline. Tout le processus d’élaboration des règlements du Parti, d’éducation à la discipline, d’application de celle-ci et de contrôle de sa mise en œuvre doit être soumis à des exigences strictes. Nous devons faire régner la discipline, l’appliquer dans toute sa rigueur et poursuivre résolument tous ceux qui y contreviennent. Les infractions à la discipline seront sanctionnées sans merci dès leur détection : sur ce point, nous ferons preuve d’une intransigeance absolue. Il faut observer scrupuleusement la discipline et les règles de conduite politiques du Parti, de manière à pouvoir rendre plus rigoureuses la discipline organisationnelle ainsi que la discipline relative à l’intégrité, aux relations avec les masses populaires, au travail et à la vie privée. En nous concentrant sur les domaines clés, les maillons faibles et les zones grises, nous veillerons à perfectionner les règles de discipline et les normes. Il faut que la discipline du Parti soit plus rigoureuse que la loi et s’applique avant la loi, que l’application de la discipline du Parti et celle de la loi soient menées de front, et qu’elles s’accordent avec la justice. Nous continuerons de réagir tôt et vite contre toute déviation en étouffant le mal dans l’œuf, signalerons les phénomènes susceptibles de s’aggraver ou de s’étendre dès leur apparition et les rectifierons à temps, afin que les problèmes mineurs ne deviennent des problèmes graves. Nous renforcerons la surveillance et l’inspection sur l’application de la discipline, ferons en sorte que les organisations du Parti à tous les échelons appliquent et défendent rigoureusement la discipline, et poursuivrons avec rigueur tout laxisme et tout laisser-faire dans ce domaine.
V) Faire pleinement jouer à la discipline du Parti son rôle éducatif, restrictif, préventif et incitatif. Il faut établir un mécanisme permanent et efficace sur l’éducation à la discipline : les statuts, les règlements et la discipline du Parti doivent être inscrits au programme obligatoire de la formation de nos membres et cadres, afin que ces derniers les étudient, les connaissent par cœur et les respectent, et qu’ils prennent l’habitude de vivre et de travailler dans un milieu où s’imposent le contrôle et la contrainte. Nous renforcerons l’éducation de cycle complet en matière de discipline tout en multipliant les rappels et avertissements à chaque étape importante, qu’il s’agisse de l’adhésion au Parti, de l’entrée en fonction, de la mutation de fonction, du changement de situation familiale, de la démission ou de la retraite. Les membres et cadres doivent connaître à fond les règles de discipline et les règlements internes du Parti propres à leur poste, grade et secteur. Il faut mener à bien la formation disciplinaire des cadres nouvellement nommés, des cadres aux postes clés et des jeunes cadres. Fidèles au principe consistant à tirer la leçon des erreurs passées et à guérir la maladie pour sauver l’homme, nous utiliserons au mieux les « quatre modalités » de la surveillance et de l’application de la discipline, surtout « la première modalité », en mettant en place des dispositions efficaces aux différents niveaux : nous ferons l’impossible pour ramener au bercail les brebis égarées. Faisant preuve d’objectivité et dans le respect des règlements, de la discipline et de la loi, nous intégrerons le travail politico-idéologique dans le déroulement entier de nos actions, et rendrons plus standardisées et plus précises l’application de la discipline et la poursuite en responsabilité en veillant à ce qu’elles produisent des effets combinés sur les plans politique, disciplinaire, judiciaire et social. Unissant une discipline rigoureuse avec une protection bienveillante, nous encouragerons nos membres et cadres à réformer, à innover et à bien faire leur travail dans le respect des règles. Nous sanctionnerons de manière sévère la diffamation et procéderons en temps opportun à la réhabilitation des victimes. Il faut également mener à bien le suivi, la visite, l’éducation et la gestion des membres et cadres sanctionnés.
VII. Poursuivre résolument la lutte synergique contre la corruption selon la formule « ne pas oser, ne pas pouvoir, ne pas songer »
La formule « ne pas oser, ne pas pouvoir, ne pas songer » constitue une stratégie indispensable à l’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans et le principe fondamental que doit suivre la lutte anticorruption. Chacun de nous doit se pénétrer de l’idée que le Parti n’a aucun intérêt égoïste, qu’il ne défend que l’intérêt de la classe ouvrière et des masses populaires, et que la corruption et le Parti sont antithétiques. Nous devons suivre inébranlablement une voie de lutte anticorruption à la chinoise : il s’agit de renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti, de privilégier les mesures qui s’attaquent tant aux symptômes qu’aux causes, et d’adopter une approche systémique, en recourant à des sanctions sévères, à des actions ciblées, à une prévention efficace et à une lutte synergique. Bref, il faut lutter jusqu’au bout contre la corruption.
I) Persévérer dans une lutte sans merci contre la corruption. Pleinement conscients de la complexité de la situation et de la difficulté d’éliminer le terreau de la corruption, nous ne cesserons jamais nos efforts et sévirons sans relâche jusqu’à l’élimination complète de ce fléau. Nous poursuivrons résolument les « tigres », les « mouches » et les « renards », ne nous écarterons jamais de notre stratégie et mènerons le combat sans faiblir. Nous ne nous accorderons aucun répit et ne ferons aucune concession. Nous redoublerons d’efforts pour prévenir la corruption et éliminer celle qui existe. Nous n’offrirons aucun refuge aux éléments corrompus, éliminerons les passe-droits et ferons la chasse à ceux qui se croient intouchables. Nous mettrons l’accent sur les domaines importants, les questions majeures et les groupes prioritaires, combattrons résolument la corruption dans les domaines où sont concentrés pouvoir, argent et ressources. Nous sanctionnerons sévèrement la corruption impliquant à la fois le pouvoir politique et financier, les connivences entre politiques et hommes d’affaires, l’intrusion des pouvoirs de l’argent dans la sphère politique. Nous veillerons à traquer la corruption qui se dissimule derrière toute crise. Nous nous efforcerons d’éradiquer la corruption de la « minorité décisive », en particulier celle des « numéros un », la corruption parmi les jeunes cadres, la corruption des membres de la famille des dirigeants et de leurs proches. Nous expulserons résolument les éléments endurcis dans la corruption qui continuent d’agir à leur guise. Il faut mener des enquêtes approfondies pour détecter les nouvelles formes de corruption et la corruption insidieuse telles que les rendements prévisibles, les conventions de prête-nom, les « gants blancs » et les « portes tournantes », et combattre résolument la corruption qui se sert de l’Internet, de la cryptomonnaie, des capitaux transfrontaliers et des chaînes de blocs. Nous ne cesserons de réprimer les abus et la corruption qui touchent directement la population, notamment dans les domaines de l’emploi, de la prise en charge des personnes âgées, de la protection sociale, du logement, de l’éducation, des soins médicaux et du travail sur les paysans, l’agriculture et les régions rurales ; sanctionnerons sévèrement la concussion et l’abus de biens publics, le détournement de fonds, les fausses déclarations et l’usurpation d’identité, ainsi que l’abus de pouvoir pour obtenir des avantages matériels ; sévirons contre les « mouches » et les « termites » – la microcorruption aux échelons de base ; poursuivrons constamment la lutte contre les bandes mafieuses en détruisant leurs « couvertures ». Nous approfondirons la coopération internationale dans la lutte anticorruption, intensifierons les actions visant à empêcher la fuite des éléments corrompus, à extrader les coupables réfugiés à l’étranger et à récupérer leurs biens mal acquis, et renforcerons la poursuite des cas de corruption transfrontaliers. Il convient d’approfondir la lutte tant contre la corruption active que contre la corruption passive, de sévir contre le versement de pots-de-vin conformément aux règlements du Parti et aux lois, d’utiliser des moyens combinés pour punir les corrupteurs influents, et de prévenir et de combattre les tentatives de faire trébucher les cadres en les attirant dans toute sorte de pièges. Il faut renforcer la surveillance dynamique des situations à risque susceptibles de nuire à l’intégrité, et établir un mécanisme anticorruption combinant l’alerte précoce et la sanction. Nous encouragerons les régions, départements et unités où ont eu lieu de grandes affaires de corruption à éliminer les influences délétères et à restaurer un bon climat politique.
II) Renforcer la limitation et la surveillance des pouvoirs. Il faut exercer le pouvoir dans un esprit de justice, en vertu de la loi, conformément aux principes d’intégrité et dans l’intérêt du peuple, et prévenir et rectifier l’arbitraire, l’abus de pouvoir et la prévarication. Nous établirons des mécanismes clairs, transparents et traçables pour assurer la cohérence entre la délégation, l’usage et le contrôle des pouvoirs, renforcerons la régulation et la supervision de la répartition et de l’exercice du pouvoir, détecterons à temps les problèmes et corrigerons les dérives, afin d’enfermer le pouvoir dans la « cage réglementaire » de manière plus scientifique et plus efficace. En ciblant les maillons clés tels que l’élaboration de politiques, la discussion et la prise de décision, l’approbation et le contrôle, ainsi que l’application de la loi et l’exercice du pouvoir judiciaire, nous régulerons les attributions, les limites de l’exercice du pouvoir, les procédures de travail et le pouvoir discrétionnaire, de manière à éviter les abus de pouvoir à des fins d’enrichissement personnel. Nous accélérerons la mise en place de mécanismes de réglementation et d’encadrement du pouvoir dans les domaines prioritaires et secteurs nouveaux. Nous établirons une liste définissant clairement les pouvoirs des administrations concernant les secteurs clés ainsi que les petits pouvoirs et micropouvoirs aux échelons de base. Il importe d’appliquer le système de procès-verbal et de communication des interventions des cadres dirigeants dans le travail des organes judiciaires ou le traitement d’une affaire.
III) Consolider la base idéologique préconisant le respect de l’intégrité et le refus de la corruption. Il faut renforcer le développement de la culture de l’intégrité de la nouvelle ère, en enrichir le contenu et les vecteurs, éduquer et orienter les membres et cadres du Parti pour qu’ils sachent se respecter, se livrer à l’introspection et maintenir une vigilance constante dans la solitude comme dans l’action discrète, et qu’ils soient ainsi en mesure de résister à toute tentative de corruption. Nous veillerons à développer une culture politique active et saine au sein du Parti et à sensibiliser les membres et cadres du Parti à l’intégrité grâce aux idéaux et convictions, aux valeurs, à la morale et au sens de la discipline et du règlement présents dans les théories innovantes du Parti. Nous incorporerons la culture de l’intégrité dans les valeurs essentielles socialistes, et l’éducation à l’intégrité dans le système éducatif national, pour créer une atmosphère sociale qui honore la probité et méprise la cupidité. Nous renouvellerons les mécanismes de sensibilisation à l’intégrité, en coordonnant les activités en ligne et hors ligne et en définissant le contenu et les moyens à prendre par échelon et par catégorie, pour que l’éducation en la matière soit plus ciblée et efficace. Il faut faire jouer le rôle d’orientation des modèles de diligence et d’honnêteté et le rôle d’alerte et de dissuasion de ceux qui enfreignent la discipline du Parti et la loi. Nous inciterons les cadres dirigeants à donner l’exemple dans l’établissement de relations sincères et désintéressées entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques, à renforcer l’esprit familial, l’éducation familiale et les valeurs familiales, et à surveiller strictement leur famille et leur entourage professionnel.
IV) Rendre plus efficace la lutte globale contre la corruption selon la formule « ne pas oser, ne pas pouvoir, ne pas songer ». Nous chercherons à élucider et bien utiliser les principes objectifs de la lutte contre la corruption dans les conditions de l’économie de marché socialiste. Perfectionnant les lois et règlements anticorruption, nous poursuivrons la lutte anticorruption selon la formule « ne pas oser, ne pas pouvoir, ne pas songer », en déployant un effort simultané, synergique et global, de manière à faire disparaître les conditions d’où naît la corruption. Il importe d’optimiser le mécanisme de coordination et de collaboration, sous la direction unifiée du comité du Parti, entre les organes de contrôle disciplinaire et de supervision et les départements intéressés, de manière à promouvoir la gestion intégrée grâce à une coopération des acteurs de toute la chaîne. Dans l’amélioration de nos outils anticorruption, les « affaires » doivent nous inspirer : si les plus graves doivent donner lieu à des campagnes visant à nettoyer un domaine particulier ou un système entier, tous doivent nous donner matière à ajuster notre dispositif anticorruption. Il faut combler les lacunes des règlements, corriger les failles dont souffre l’autorité et les angles morts du système de contrôle, de manière à associer en un cercle vertueux supervision, enquête, remise à plat réglementaire et répression. En tenant compte des nouvelles tendances et caractéristiques de la corruption, nous développerons un système numérique de contrôle disciplinaire et de supervision, et ferons progresser la construction d’une plateforme de supervision des pouvoirs publics à l’aide des mégadonnées, afin d’élever la pénétration de la lutte anticorruption.
VIII. Assurer l’autogouvernance du Parti par les outils réglementaires et institutionnels
Le renforcement de l’appareil réglementaire et institutionnel est une mesure essentielle à maintenir durablement pour assurer l’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans. Il faut continuer à prendre les Statuts pour la norme de conduite fondamentale du Parti, approfondir la réforme réglementaire en matière d’édification du Parti, faire converger la gouvernance de l’État en vertu de la loi et la gouvernance du Parti dans le respect de ses règlements, afin de fournir à la poursuite inlassable de l’autogouvernance intégralement rigoureuse du Parti les garanties réglementaires nécessaires.
I) Parachever l’appareil réglementaire et institutionnel du Parti. Il faut élaborer un plan de rédaction scientifique concernant les règlements internes du Parti. Il est nécessaire d’harmoniser la rédaction, la révision, l’annulation et l’interprétation des règlements et de veiller à ce que ceux-ci forment un tout cohérent et ordonné. En fonction des besoins de la poursuite inlassable d’une gouvernance intégralement rigoureuse au sein du Parti, nous veillerons à améliorer les règlements et procédures du Parti et à combler leurs lacunes en temps opportun. Nous tiendrons compte des problèmes les plus aigus lors de l’élaboration des règlements, et veillerons à ce que ces derniers soient applicables et efficaces. Il faut parachever le mécanisme d’interprétation des règlements internes du Parti. Il faut optimiser les mécanismes pour que la réglementation interne du Parti soit conforme à la législation nationale et que l’une et l’autre soient appliquées de manière coordonnée.
II) Renforcer l’application des règlements. Il faut rendre plus rigide la contrainte réglementaire et l’appliquer sans acception de personne : il ne doit exister ni privilège ni exception dans le respect des règlements. Nous devons encourager les membres et cadres du Parti à étudier, observer, appliquer et faire respecter les Statuts. Le Parti doit augmenter la publicité de ses règlements internes et mieux en enseigner le contenu. Le règlement s’applique aussi longtemps qu’une organisation du Parti ou un membre du Parti, à fortiori un cadre, remplit ses fonctions ; il s’applique aussi bien à l’ensemble de l’administration des régions, des départements, des secteurs qu’aux échelons de base et aux simples unités de travail. Ce principe vaut aussi pour le suivi de l’application. Il faut que personne n’ose transgresser le règlement et que sa contrainte se fasse sentir perpétuellement et en tout lieu. Tout refus d’exécution, toute transgression, toute application sélective, incomplète ou à géométrie variable sera sanctionné : le règlement ne restera pas lettre morte !
III) Faire la chasse aux règles tacites. Il faut établir des règles claires et promouvoir la transparence des affaires du Parti et du gouvernement. Il faut que les membres et cadres du Parti soient imprégnés de la nécessité d’observer les principes établis, de respecter la loi et la discipline, de marcher dans la bonne voie et donc de s’opposer aux règles tacites dans l’exercice du pouvoir, la mise en œuvre des politiques, l’obtention d’un projet, la sélection et la nomination des cadres et l’élection d’éléments d’avant-garde. Il faut sévir contre ceux qui cherchent à obtenir des faveurs en recherchant des appuis auprès de leurs supérieurs ou en courtisant les autorités locales, qui pensent que les relations passent avant les principes, qui accordent plus d’importance aux billets qu’aux documents cachetés, qui monnaient leurs services ou qui aiment à manœuvrer en coulisse. Il faut combattre énergiquement la mentalité mercantile et la culture de liens de vassalité, sous peine de voir compromis le fonctionnement interne du Parti. Le système de dénonciation sera amélioré pour que les entremetteurs et les escrocs politiques, ainsi que leurs complices, soient sévèrement punis. Un système d’analyse et d’examen rétrospectif des affaires similaires ainsi que de rectification et de notification sera établi, et l’actuel mécanisme dynamique de surveillance, d’analyse et d’assainissement de l’écosystème politique sera parachevé.
Pour poursuivre inlassablement la stricte autogouvernance du Parti sur tous les plans, nous devons continuer à affiner les outils de contrôle dont disposent le Parti et l’État. Nous ferons en sorte que les comités (ou groupes dirigeants) du Parti remplissent effectivement leur tâche de supervision générale, tout en renforçant leur supervision sur les autres entités de contrôle. Le Règlement sur le contrôle interne du Parti sera révisé. Le système de double direction du travail de supervision et de contrôle disciplinaire sera amélioré. La commission de contrôle de la discipline et la commission de supervision de l’échelon supérieur ont la responsabilité principale de diriger les actions de supervision, de contrôle et de poursuite des éléments corrompus, et il faut coordonner les forces disponibles et les rendre plus efficaces. Nous ferons en sorte que soient mieux articulés le contrôle disciplinaire, la supervision, le contrôle exercé par les équipes mandatées à cet effet et les tournées d’inspection. Il convient de mieux utiliser les moyens de contrôle au niveau des districts, des cantons et des villages. Il faut parachever le système de contrôle aux échelons de base, notamment par les contrôles croisés et le recours, en cas de besoin, à une instance de contrôle de niveau plus élevé que l’instance normale. Le contrôle par les masses devra disposer de canaux d’expression plus accessibles. L’administration à la base et le contrôle à la base devront aller de pair. Le contrôle interne du Parti sera combiné avec le contrôle de l’assemblée populaire, le contrôle démocratique, le contrôle administratif, le contrôle judiciaire, le contrôle d’audit, le contrôle de comptabilité, le contrôle de statistiques, le contrôle des masses et le contrôle par l’opinion, de manière à ce qu’ils interagissent efficacement et forment une synergie. Nous appliquerons sur tous les plans les principes de travail relatifs aux tournées d’inspection du Parti et concrétiserons les règlements dans ce domaine. Nous tirerons le meilleur parti possible des inspections, qu’elles soient régulières, spéciales ou circonstancielles et nous n’hésiterons pas à recourir au besoin à une instance hiérarchique d’un niveau supérieur à l’instance de tutelle normale. Les méthodes d’inspection seront rénovées, les inspections « rétrospectives» seront intensifiées, le suivi des inspections sera amélioré et l’utilisation des résultats obtenus, optimisée. Nous favoriserons l’interaction verticale des missions d’inspection de différentes hiérarchies, et améliorerons la qualité et l’efficacité des inspections effectuées dans les villages. Bref, il faut que les tournées d’inspection deviennent véritablement le fer de lance de notre effort de contrôle général.
Poursuivre inlassablement l’autogouvernance intégrale du Parti avec rigueur est la responsabilité politique commune de tout le Parti. Il faut concentrer nos efforts sur l’application du système de responsabilité, car celui-ci joue un rôle clé dans l’autogouvernance du Parti. Pour rappel : le comité (ou groupe dirigeant) du Parti assume la responsabilité principale ; la commission de contrôle de la discipline assume la responsabilité de supervision ; le secrétaire du comité (ou groupe dirigeant) du Parti agit en tant que premier responsable, le reste des membres remplissant un double devoir ; les membres et cadres du Parti ont chacun leurs propres responsabilités. Il s’agit de bien faire fonctionner ce système unifié et coordonné où chacun assume ses responsabilités. Les comités (ou groupes dirigeants) du Parti à tous les échelons doivent y veiller avec zèle en resserrant la chaîne des responsabilités et en faisant passer les pressions d’un niveau à l’autre. Les comités (ou groupes dirigeants) du Parti au niveau du district et au-dessus doivent écouter, au moins une fois par an, les comptes rendus de leurs membres dirigeants sur la manière dont ils se sont acquittés de leur tâche de gouvernance du Parti, en leur offrant aide et encouragements au besoin. Les commissions de contrôle de la discipline à tous les échelons (ou équipes de contrôle disciplinaire et de supervision envoyées sur place) sont tenues de remplir dûment leurs responsabilités : tous les six mois au moins, chaque instance soumettra à l’instance supérieure un rapport qui porte sur la manière dont l’équipe dirigeante du comité du Parti, notamment son « numéro un », se sont acquittés de leurs responsabilités et ont exercé leurs attributions, ainsi que sur la manière dont elle a elle-même rempli sa tâche de contrôle et de supervision. Chaque branche du comité du Parti doit remplir comme il se doit ses responsabilités tout en coopérant avec les autres. Les cadres dirigeants, surtout les plus hauts dirigeants, sont tenus d’être particulièrement exigeants envers eux-mêmes, d’assumer avec le plus grand sérieux leurs responsabilités uniques, d’exercer le contrôle le plus strict sur toutes les activités qui relèvent de leur compétence et de donner l’exemple d’une impeccable gouvernance du Parti. En menant à bien le renforcement du Parti à tous les niveaux et dans tous les domaines, nous devons toujours faire preuve d’objectivité et chercher à obtenir des résultats réels, en évitant tout formalisme. Il convient d’ailleurs d’améliorer le système d’évaluation afin de vérifier comment chaque cadre s’acquitte de ses tâches dans le domaine de la gouvernance du Parti. Tout manquement, toute faute grave sur ce plan seront sévèrement punis.
L’histoire laisse entrevoir l’aube de l’avenir, l’effort est le prix de tout grand projet. Dans sa marche impétueuse, le Parti communiste chinois s’est forgé de nombreuses qualités : il a acquis la détermination de poursuivre sans relâche la vérité et de toujours suivre le bon cap ; il s’est profondément enraciné dans le peuple, se dotant de la meilleure base qui soit ; il a eu le courage d’assumer sa mission historique et s’est assuré l’initiative sur le plan stratégique ; épousant l’élan du développement qui anime le monde, il s’est propulsé à l’avant-garde de notre temps et y est resté ; il a eu l’audace et la force de combattre, ne doutant jamais de l’issue du combat ; il n’a jamais négligé de se rendre plus fort et n’a donc jamais perdu sa vitalité. Les vicissitudes et les immenses changements qui ont eu lieu sur la terre de Chine pendant plus d’un siècle ont démontré que le Parti est digne de la mission que l’Histoire lui a confiée et de la confiance du peuple, et qu’il mérite absolument d’être le détachement d’avant-garde de la classe ouvrière, du peuple et de la nation chinoise. Le grand, glorieux et juste Parti communiste chinois, en dépit des vents et tempêtes qui l’ont secoué, n’a jamais renié les idéaux de sa jeunesse, avançant courageusement et d’un pas ferme vers ses objectifs. Ayant constamment à l’esprit le « triple impératif » et toujours prêt à présenter lucidement sa copie à l’examen du pouvoir, il n’hésitera pas à livrer une grandiose lutte aux nombreuses caractéristiques nouvelles, et renforcera sa détermination à bâtir un avenir meilleur en surmontant toutes les difficultés !
L’heure est venue de nous unir plus étroitement au Comité central du Parti rassemblé autour du camarade Xi Jinping, et d’appliquer dans son intégralité la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère pour que tout le Parti travaille sans relâche et avec acharnement à la poursuite de l’autogouvernance rigoureuse du Parti sur tous les plans, de sorte que s’ouvrent de nouvelles perspectives au contrôle, à la gouvernance, au développement et au renforcement du Parti sous la nouvelle ère. Unissant et conduisant le peuple chinois multiethnique dans une lutte incessante, nous ferons ensemble de la Chine un grand pays socialiste moderne dans tous les domaines et promouvrons intégralement le grand renouveau de la nation grâce à la modernisation chinoise !